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15/06/2014

A la télé cette semaine : I love you Phillip Morris, Ma vie en l'air...

i love_you phillip_morris.jpgRien de bien intéressant cette semaine à la télé. Oui, je sais, ya cette chose-là, le foot… Je préfère écouter la version de la chanson du mondial signée par Action discrète : « le foot, on samba »

Ce soir sur Numéro23 à 22h45, I love you Phillip Morris, inspiré d’une histoire vraie étonnante : celle de Steve Russell, policier, marié et père de famille. A la suite d’un accident, il fait son coming out, plaque tout et se lance dans les arnaques. Emprisonné, il tombe fou amoureux d’un autre détenu. Dès lors, il sera prêt à tout pour rester avec lui : s’évader de prison, y retourner, se faire passer pour un avocat pour le libérer, et de multiples autres astuces et identités loufoques que je ne vous raconterai pas ici : regardez plutôt cette histoire incroyable, avec deux acteurs parfaits : Jim Carrey et Ewan McGregor.

guerre des boutons.jpgLundi, HD1 programme la version originale de La guerre des boutons, datée de 1961 et en noir et blanc, bien meilleure que les remakes. Elle est réalisée par Yves robert (Alexandre le bienheureux, Nous irons tous au paradis, La gloire de mon père). L’auteur du livre dont est tiré le film, Louis Pergaud, voulait en fait dénoncer le bellicisme de son époque. Au début du 20ème siècle, la France ne se remettait pas de la perte de l’Alsace-Lorraine et de sa défaite face à l’Allemagne. Les journaux, les écoles préparaient la population à la prochaine guerre, et ce dès le plus jeune âge, comme le montre les excellents documentaires consacrés à la question : De l’école aux tranchées. Louis Pergaud critiquait cet état d’esprit dans son roman La guerre des boutons. Mais cette idée est retirée des films, et l’auteur mourra à 33 ans sur le front d’une guerre entre pays voisins qu’il ne voulait pas… « Si j’aurais su, j’aurais pas venu ».

Braveheart.jpgA la même heure sur D8, Braveheart de Mel Gibson. Même si on trouve le mot « heart » dans le titre et Sophie Marceau en belle convoitée, Braveheart est bien un film guerrier et sanglant. Il rappelle la vie de William Wallace, héros de l’indépendance écossaise du 13è siècle. Les têtes tranchées, le sang qui gicle sur les batailles très réalistes m’avaient choquée en 1995, mais maintenant, c’est du pipi de chat, avec Mel, on s'est habitué. Dans La passion du Christ, on assiste à la torture et l’agonie de Jésus pendant deux heures, et dans Apocalypto, les guerriers Mayas arrachent le cœur de la personne encore vivante et autres joyeusetés…

ma vie en l'air.jpgMercredi sur France 4, Ma vie en l’air, une sympathique comédie inventive, originale et pleine de mots d’esprit, signée Rémi Bezançon (Le premier jour du reste de ta vie). Yann (Vincent Elbaz) a la phobie des avions, ce qui l’a empêché de rejoindre sa copine Alice, partie faire ses études à l’étranger. Depuis, il enchaîne les conquêtes car il idéalise toujours son premier amour. Il rencontre sa voisine (Marion Cotillard), mais Alice fait son retour… Laquelle va-t-il choisir ? Une vie rêvée, vivre dans le passé idéalisé,  ou la vie réelle ?

Côté documentaires, mardi Arte commence une série sur la prohibition, suivie de « Master of universe, confessions d’un banquier » qui promet d’être l’équivalent du Loup de wall street.

Et vous, appréciez-vous ces films ? Qu'avez-vous vu cette semaine ?

09/06/2014

A la télé cette semaine : Coup de tête bien sûr !

coup_de_tete_dewaere.jpgEn cette veille de mondial du foot, plusieurs films sur le ballon rond ce soir : 3 zéros sur France Ô, Joue-la comme Beckham, et bien sûr, ma comédie culte, celle qu’on ne présente plus, la photo de ma bannière… : Coup de tête ! Si, je vous la résume encore, mémé radote ?
Le rôle principal est interprété par mon acteur préféré, Patriiiiick Dewaere. Le scénario est en béton armé, puisqu’il est signé Francis Veber, qui a livré d’innombrables comédies (Le dîner de cons, La chèvre, L’emmerdeur…)
Comme souvent chez le scénariste, le héros se nomme François Perrin et est un peu loser. Il blesse la vedette de son équipe de foot, et se retrouve immédiatement blacklisté par tous les notables qui tiennent la ville.  A Trincamp (nom inventé, mais satire d’une ville existante)  tout tourne autour du football. Le jour où la vedette de l’équipe commet une agression, le  négligeable François Perrin est présenté comme coupable idéal. Alors qu’il se morfond en prison pour ce crime qu’il n’a pas commis, les joueurs sont blessés dans un accident de car : Perrin devient alors indispensable pour le prochain match. Il tient là sa revanche…
Je n’aime pas le foot, mais ce sport n’est pas le thème principal. Le film est surtout une satire des phénomènes de masse, de l’hypocrisie, de la lâcheté, du consumérisme… Les acteurs sont  tous excellents, du premier aux seconds rôles : Dewaere bien sûr, mais aussi Jean Bouise, Michel Aumont… Les répliques sont désopilantes et je les connais par cœur bien entendu : 
"J’entretiens 11 imbéciles pour en calmer 800, j’ai besoin qu’on fasse une bonne saison"
« Je lève mon verre à la plus formidable bande de salopards que j'ai jamais rencontrée. Je lève mon verre au tas d'ordures qui m'entoure, et y'a de quoi remplir une sacrée poubelle ! ». La musique est signée par Pierre Bachelet. Je siffle souvent l’air à la fois joyeux et mélancolique. 

joue-la-comme-beckham-.jpgCoup de tête est suivi d’une autre comédie sympathique sur le ballon rond, Joue-la comme Beckham. En Angleterre, une jeune fille d’origine indienne veut faire du foot, surtout qu’elle est amoureuse de son entraîneur (normal, c'est le beau Jonathan Rhys Meyers). Mais sa famille traditionaliste veut la marier. Avec Keira Knightley adolescente (le film date de 2002) et maigre comme un clou.

inspecteur_la_bavure.jpgMercredi, France 4 programme Inspecteur la Bavure : pour faire honneur à son père, héros de la police abattu dans l’exercice de ses fonctions, et pour plaire à sa mère (Marthe Villalonga, aussi castratrice que dans Un éléphant ça trompe énormément) le gentil Coluche réussit de justesse le concours d’inspecteur. Il rêve de coincer l’ennemi public numéro 1 (une caricature de Mesrine) incarné par Depardieu. Pour ne pas être reconnu, ce dernier a recours à la chirurgie esthétique. Il se lie d’amitié avec l’inspecteur gaffeur, qui lui révèle malgré lui toutes les ficelles de la police… Un film qui m’enchantait quand j’étais petite avec ses gags bon enfant. (et vous savez que j’ai toujours 10 ans, je sais que c’est pas vrai mais j’ai 10 ans) :

Jeudi, Chérie 25 diffuse Muriel de P.J Hogan. Le vilain petit canard Toni colette, fan d’Abba, rêve du jour de son mariage. Contrairement aux autres films du réalisateur, comme Le mariage de mon meilleur ami ou Confessions d’une accro au shopping, Muriel n’est pas une simple comédie nunuche et conventionnelle, mais plutôt une étude de mœurs satirique et déjantée. 

Et vous, appréciez-vous ces comédies ?
Petit Quiz On connaît la chanson : un titre à retrouver dans le texte.

 

08/06/2014

A la télé ce soir : The ghost writer, Un long dimanche de fiançailles...

homme de rio.jpgPour fêter le retour du soleil et l’arrivée de l’été, beaucoup de comédies légères cette semaine.

Ce soir sur D8, L’homme de Rio de Philippe de Broca. Belmondo, soldat en permission, pense enfin pouvoir se reposer auprès de sa bien-aimée, la regrettée Françoise Dorléac (sœur de Catherine Deneuve). Mais sa fiancée, qui travaille au musée de l’homme, est enlevée par de mystérieux voleurs de statuette. « Des indiens disparus depuis trois siècles débarquent Place du Trocadéro pour voler une poterie !» Il se lance à leurs trousses et atterrit à Rio, où d’incroyables aventures, existantes celle-là, l’attendent… 
Un Bebel au mieux de sa forme, flanqué d’une fiancée insupportable (les hommes préfèrent les chieuses paraît-il, à sa place je n’aurai pas traversé la planète pour aller la chercher, content d’en être enfin débarrassé.) Un scénario improbable mais des dialogues drôles et décalés : « Brusquement, l’avion en flammes. Sous moi, 3000 mètres d’altitude. Suspendu par la mâchoire, j’avais envie de rire » 

hors de prix.jpgSur France 4, Hors de prix, comédie de Pierre Salvadori. Audrey Tautou interprète une croqueuse de diamants à la recherche d’un pigeon à plumer. Dans un hôtel de luxe, elle prend le serveur du bar (Gad Elmaleh) pour un millionnaire et le largue quand elle se rend compte de son erreur. L’homme fera tout pour la reconquérir. Une bonne comédie, mais j’ai du mal à éprouver de la sympathie pour les personnages. Du même réalisateur, je préfère largement Les apprentis et Dans la cour (voir ma critique en lien).

Le film est suivi d’une comédie similaire, Quatre étoiles de Christian Vincent. Il se déroule encore dans un palace, mais cette fois-ci José Garcia joue l’arnaqueur, et Isabelle Carré le rôle de la belle pas si naïve qu’on le croit. 

un-long-dimanche-de-fiancailles.jpgLes admirateurs d’Audrey Tautou peuvent aussi la voir sur Arte, dans un drame cette fois-ci : Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre jeunet. Le film est adapté de Japrisot, qui a écrit L’été meurtrier, superbement adapté au ciné par Jean Becker. L’histoire est intense et émouvante : après la première guerre mondiale, une jeune fille refuse de penser que son fiancé est mort au combat et part à sa recherche. Pourtant je trouve le film un peu décevant. L’univers extravagant et très imaginatif de Jeunet (Amélie Poulain, Délicatessen…) ne correspond pas vraiment à l’histoire qui aurait mérité un traitement plus classique.

ghost writer.jpegCôté thriller, France 2 programme The ghost writer de Roman Polanski. Un écrivain (Ewan McGrégor) est embauché pour embellir les mémoires d’un ancien premier ministre Anglais (Pierce Brosnan). Il prend la succession d’un premier « nègre » mort dans des circonstances étranges. Le romancier mène son enquête…
Un thriller politique classique, un peu lent, mais à la mise en scène élégante, installant une atmosphère étrange. L’histoire est un peu longue à se mettre en place mais le rebondissement final est intéressant. Les déboires politiques du premier ministre rappellent ceux de Tony Blair (accusé de suivre aveuglément les décisions politiques américaines). Sa traque par les médias, sa réclusion forcée dans sa demeure font écho à l’actualité de Polanski… Un bon film, même s’il est loin d’être le meilleur du réalisateur (il est moins percutant que Le pianiste, Rosemary’s baby, Tess et Le locataire par exemple…) J’ai surtout retenu la musique d’Alexandre Desplat (à écouter en lien).

Demain, suite des films de la semaine

 

01/06/2014

A la télé cette semaine : Les proies, Buried, Black Book

les proies eastwood.jpgA la télé ce soir sur Paris première, Les proies  de Don Siegel, avec Clint Eastwood. Le réalisateur et l’acteur de L’inspecteur Harry délaissent l’ambiance macho et virile pour se concentrer sur des femmes. Pendant la guerre de Sécession, un soldat blessé est recueilli dans un pensionnat de jeunes filles. Contrairement à ce que le titre laisse penser, c’est plutôt le beau Clint Eastwood, seul mâle perdu au milieu de jeunes filles en fleurs, qui devient une proie… Un film très troublant. (Clintounet était trô bô).

choc des titans.jpgLundi, TMC diffuse Le choc des titans.  Le film de 1981 réalisé par Desmond Javis a fortement marqué mon enfance, comme tous les contes, récits mythologiques et initiatiques que je dévorais. Il raconte ici le mythe de Persée, Pégase, la belle Andromède, l’horrible Méduse et les terrifiantes sorcières du Styx, le kraken… Je me rappelle précisément de la scène de l’enlèvement d’Andromède : à la fois effrayante (le monstre est hideux) et belle (les décors, la jeune femme), fascinante. Un film profondément poétique.

Rien de tout cela dans le remake : plus aucune magie. Je ne suis sans doute plus assez jeune pour m’émerveiller devant un film pareil, mais même les effets spéciaux sont laids, alors que, comme l’explique Télérama, ceux du grand Ray Harryhausen étaient : « faits main, maladroits et touchants, aussi poétiques que du Méliès ». J’ai eu l’espoir en lisant le programme tv que la chaîne diffuse le film original. En effet, Télérama met une image du film de 2010, mais sa critique décrit le film de 1981 : « Laurence Olivier cachetonne » (dans le rôle de Zeus) « les trucages de Ray Harryhausen » …

télé,cinéma,VerhoevenA la place, je vous conseille plutôt sur Arte Le juge et l'assassin de Bertrand Tavernier, avec Philippe Noiret et Michel Galabru dans son meilleur rôle : inspiré de l'histoire vraie de Joseph Vacher, l'un des premiers tueurs en série français. A la fin du 19ème siècle, "le Jack l'éventreur du Sud-Est" est accusé d'une trentaine de meurtres particulièrement violents. J'ai vu une exposition fascinante sur le sujet, avec les coupures de journaux décrivant les meurtres atroces, la santé mentale défaillante et surtout des lettres écrites par le tueur, où il explique ses gestes fous.

télé,cinéma,VerhoevenMercredi, France4 programme Buried à 22h30. Un homme se réveille dans un cercueil, avec un téléphone portable, un briquet et 90 minutes d’oxygène : le temps du film. Comme le personnage, on retient son souffle pendant tout ce temps : comment va-t-il s’en sortir ? Qui l’a enlevé, pourquoi ? Un suspense imparable.

télé,cinéma,VerhoevenJeudi Chérie 25 diffuse l’excellent Black Book de Verhoeven, l’un de mes réalisateurs préférés (Robocop, Starship troopers, Total recall…) Pour ce film, le cinéaste quitte Hollywood pour retourner dans sa terre natale, les Pays-bas. Je trouve qu’il renoue avec ses premières œuvres moins commerciales (Katie Tippel, Le soldat orange…) Black Book se déroule pendant la seconde guerre mondiale, à la Haye. Une femme juive et résistante infiltre les services de renseignements allemands. Un énième film sur cette période, mais les personnages sont ambigus, tout sauf manichéens. Le scénario complexe multiplie les rebondissements. Comme l’annonce aussi le titre, noir c’est noir. Puis l’héroïne est interprétée par Carice Van Houten, que je ne peux qu’apprécier puisqu’elle porte le nom de mon cacao favori.  Argument de poids n’est-ce pas.