03/02/2012
Questions pour un champion
(un titre à la con) Baz'art m'a tagguée !
Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18, écrivez la quatrième phrase:
« Le cauchemar est à présent réalité, ou vice-versa. »
Euh… Ce n’est pas un signe, hein ? Ou alors je compte la première phrase, qui commençait à la page précédente ? Ce serait alors : « Le papillon se retrouve dans la même situation que Warburg : enfermé dans une cage ».
Le livre : Fragments, les carnets de Marilyn Monroe.
Sans vérifier, devinez l’heure:
20h48
Vérifiez :
20h53
Que portez vous ?
Comme Filou, mémé est frileuse et écolo. J’ai déjà décrit mes tenues de combats pour affronter l’hiver. Là, dans mon studio pas isolé chauffé à l’électricité, je porte deux t-shirts à manches longues, un pull à col roulé, une veste, un peignoir et un châle par-dessus. Parfois je rajoute un plaid, mais le poids des couches de vêtements me fait mal aux épaules… Véridique… j’ai aussi une couverture autour des jambes. Et je bois ma soupe maison (poireaux, carottes, navets, patates). Quand je vous dis que je suis une mémé.
Avant de répondre à ce questionnaire que regardiez-vous ?
Télérama sortir, car mon frère a trouvé que -25 degrés prévus avec les rafales de vent pour le weekend, c’était le bon moment pour venir sur Paris. Je pense lui proposer le salon « rétromobile » comme ça je pourrai m’en dispenser (j’aime pas les voitures) et continuer à hiberner.
Quel bruit entendez-vous à part celui de votre ordinateur ?
Les jeunes un peu saouls qui rigolent ou s’engueulent dans la rue comme tous les vendredis soirs (heureusement que je m’endors rarement avant 2h du mat, je déteste être réveillée). Les gens stationnent toujours sous ma fenêtre pour discuter et téléphoner, car il s’y trouve un grand bac à fleurs sur le bord duquel ils peuvent s’asseoir (et enterrer leurs clopes dans les géraniums). Je connais toute la vie sentimentale de Mohamed et sa copine, elle est palpitante.
Quand êtes-vous sorti pour la dernière fois, qu’avez vous fait ?
Mémé, sortir ? Je vous rappelle que j’hiberne jusqu’en mars. Cet aprem, mémé à son grand regret a dû aller à la pharmacie renouveler ses médicaments (ça faisait déjà un jour que je ne les prenais plus par flemme de sortir), mais c’est la peur de manquer de chocolat qui m’a décidé à affronter le froid (je me suis trompée, j’ai acheté du chocolat au lait. Comme je trouve qu’il faut en manger beaucoup pour sentir le goût, contrairement au noir 70 % de cacao dont j’ai l’habitude, ben… j’en ai déjà mangé les ¾... J’ai une réputation d’estomac sur pattes à tenir.)
Non en réalité, bonne résolution de l’année, je suis souvent sortie en janvier : 4 visites guidées dans Paris, offertes par une amie pour mon anniversaire (Paris hanté, Paris au Moyen age, le père Lachaise et les plus beaux ponts de la capitale), trois expos (Sempé, Munch et la danse à Beaubourg), un concert, le défilé du nouvel an chinois, un Grand journal. C’est fou, hein, pour une mémé ourse ? C’est pour ça qu’il neige, désolée.
Avez-vous rêvé cette nuit ?
Oui, que j’étais invitée par une famille (je ne sais pas laquelle) dans leur maison de campagne au bord de la mer. On y allait en voiture, en arrivant, je voyais l’immense ciel bleu, les falaises et les plages de galets, et je m’exclamais : « oh, déjà ! On ne met que deux heures ! Et il fait super beau ici, c’est fou ! On pourra revenir tous les week-ends c’est génial ! » Et là je me réveille. Et je me retrouve dans la grisaille parisienne où il fait -12 degrés.
Quand avez-vous ri pour la dernière fois ?
Je ne ris jamais, je suis très sérieuse comme fille, enfin voyons. En plus c’est vrai, je ne ris pas aux éclats tous les jours, je souris ou pouffe à une blague plutôt, souvent, mais un vrai rire… Dans les années 40 les gens estimaient rire une quinzaine de minutes par jour, et aujourd’hui plus qu’une seule... (Ces chiffres m’ont marquée mais ne me demandez pas d’où je les sors, ils sont déjà vieux.)
Qu’y a t il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Au dessus de ma tête, la photo d’un soleil couchant agrandie en toile, cadeau gagné chez LMO avec les billets sur mes souvenirs de vacances, écrits ici et là..
Juste à côté de l’écran d’ordi, l’autocollant du Petit Journal et l’autographe de Yann Barthès. Je n’en aurai pas demandé, peur de paraître une ridicule groupie, mais quand j’ai vu ma voisine sortir un beau carton bien préparé et quémander un petit mot, j’ai fait le mouton, j’ai sauté sur l’occasion. J’ai donc tendu le premier bout de papier tout chiffonné trouvé au fond de ma poche. Quand Yann m’a demandé « c’est pour qui ? », j’ai répondu « pour moi » au lieu de donner mon nom. (Il s’est un tantinet foutu de ma gueule, j’aime faire bonne impression).
Sur le mur opposé, on voit les reproductions de la dame à la licorne : six toiles du Moyen Age symbolisant les 5 sens, plus un sixième (mais mémé n’arrive pas à retrouver les symboles). Sur le mur de côté, une tenture d’Amano. Sur ma porte, un calendrier de Klimt. Mes murs ne sont pas trop chargés pour ne pas étouffer le studio qui est déjà bien petit.
Et vous, qu'auriez-vous répondu ? Suite bientôt
30/01/2012
La rubrique nécrologique et le film de ce soir : Théo Angelopoulos, L.A Confidential
Pas de rubrique télé hier, car en plus de mon travail lobotomisant, j’ai enchaîné 4 sorties ! en pleine hibernation ! Et je retourne demain à canal+ voir Yann Barthès♥♥♥. Vous vous rendez compte ? Il faudra bien trois mois à mémé pour se remettre de tous ces évènements. J’ai peur que la mémé issue de sa cambrousse ne se transforme en parisienne hype-in the mouv- it girl (désolée je ne sais pas encore manier ces expressions).
Dans la rubrique nécrologique de la semaine, le réalisateur Théo Angelopoulos est mort mardi 24 janvier, à l’âge de 76 ans. Il a été renversé par une moto alors qu’il tournait son dernier film. La route était coupée à la circulation, mais dans un sens uniquement, et le cinéaste est passé de l’autre côté... (cas de le dire). Ce décès suscite une polémique car l’ambulance a mis plus de 50 minutes à venir, faute de personnel. Dans un pays où certains ne reçoivent plus leur paie depuis des mois, on comprend que les employés n’aient pas envie d’aller bosser gratuitement… Théo Angelopoulos avait reçu la palme d’or en 1998 pour L’éternité et un jour, qui porte bien son nom : dans ce film qui semble durer une éternité, le héros vit son dernier jour de liberté avant de rentrer à l’hôpital, où il sait qu’il va bientôt finir sa vie… Théo n’aura même pas eu cette chance.
A la télé ce soir, suite du cycle noir sur Arte avec L.A confidential, inspiré de James Ellroy. Comme dans Le dahlia noir, l’histoire évoque le Los Angeles corrompu des années 50, le crime organisé et l’envers du décor de Hollywood… (c’est un thème cher à l’écrivain, car sa mère a été assassiné pendant cette époque trouble, et ce meurtre ressemble à celui du dahlia. Je vous conseille son livre et les enquêtes sur le sujet.)
BIIIIIIIIIP, passage de la mire : veuillez nous excuser pour cette brusque interruption des programmes, mais je suis exténuée et le film commence, je vais aller m’endormir devant comme une grosse larve et me réveiller 20 minutes après en disant « gné, déjà? Mais qu’est ce qui s’est passé ? C’est quoi cette bestiole ? Mais ils sont où ? (mais ils sont où, mais ils sont où les Ly-o-nnais…♪♫♪»). Comme la semaine dernière devant Terra Nova (si quelqu’un veut me raconter l’épisode 2...)
21:24 Publié dans La rubrique nécrologique, On connaît le film | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : télé, cinéma, l.a confidential, yann barthès, théo angelopoulos |
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