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02/09/2013

Mémé a testé pour vous : Rock en Seine

rock en seine.jpgMémé fan de radio nostalgie se doutait bien qu’elle n’allait pas croiser Paul McCartney sirotant une bière sur l’herbe. Même si Macca a chanté récemment avec un groupe invité, The bloody beetroots (pour ceux qui comme moi parlent anglais comme une vache espagnole, « les betteraves sanglantes » !).

Mémé qui s’est arrêtée musicalement aux années 60 avait peur d’être larguée au milieu de jeunes supers calés : « Quoi ? Tu connais pas la femme ?
- Euh, laquelle ? »
Je constate rapidement que le festival est aussi, voire d’abord, un prétexte pour faire la fête, avant d’écouter de la musique (oui, mémé découvre vraiment cet univers).
De nombreux stands sponsorisés offrent des jeux, des échantillons de bouffe et même de l’alcool gratuit. Évidemment, l’estomac sur pattes fait plusieurs allers-retours pour piquer des cacahuètes et des boissons, mais certains comptoirs plus finauds nous marquent au tampon comme des vaches pour éviter plusieurs passages (c’est pourtant facile de présenter l’autre bras). J’adore les échantillons gratuits, ça doit forcément fonctionner sur de potentiels clients sinon ce marketing n’existerait pas, pourtant je suis toujours incapable de dire quelle marque m’a sollicitée, et encore moins de l’acheter ensuite, puisque je ne me fournis qu’en magasin discount ou bio (les deux extrêmes).
rock en seine grande roue.jpgLes sponsors proposent plein d’attractions, comme par exemple se taper la honte devant tout le monde en essayant de surfer, en pédalant le plus vite possible, ou en touchant des cibles pour gagner je ne sais quoi. On voit même une grande roue. Mémé est aussi une grande enfant (sur les berges de Seine, j’étais la seule personne de plus de 8 ans à tester le labyrinthe géant ou la marelle) mais cette fois je suis accompagnée de vrais adultes qui ne veulent pas faire du baby-sitting pendant que je saute sur un trampoline géant. Je délaisse les jeux, car je ne veux pas perdre mes parents amis dans la foule.
 
rock en seine scène.jpgEffectivement c’est un risque, car le festival rassemble près de 120 000 personnes. Je craignais la promiscuité, mais en fait, le parc de saint Cloud est immense, et Mémé garde son espace vital de 5 mètres carrés autour d’elle. Tout en sirotant tranquillement ma tisane bière, j’observe avec dédain les gens serrés comme des sardines. Ah, ces jeunes. Je trouve un emplacement idéal, pas très loin de la scène, que je vois parfaitement. Sauf quand le mystérieux drapeau breton décide de s’installer sous mon nez. De jeunes gens se portent sur les épaules pour déployer comme des ailes de Batman leur étendard, ce qui bouche complètement la vue de mémé. Un abus d’alcool a raison de leur équilibre et l’édifice s’écroule rapidement tordant, cassant et arrachant quelques bras et jambes au passage.

Rock-En-Seine- foule.pngUne fille très fan de Nine Inch Nails a poireauté 5 heures avant le début du show pour être collée à la scène. Recevoir la sueur du chanteur et voir ses rides de près doit être un grand honneur. Ce sacrifice lui permet de passer en gros plan sur le grand écran montrant la foule en délire. Mes potes préfèrent attendre une heure avant. Mais dès les premières minutes, ils me laissent pour se jeter dans la fosse aux lions, ou plutôt « se mettre dans l’ambiance ». Je prépare déjà l’annonce au mégaphone pour les retrouver à la fin : « les parents de la petite Papillote sont demandés au stand crêpes et galettes », mais je n’en ai pas besoin. On aurait très bien pu débarquer au dernier moment, puisqu’il y a de la place, ce qui nous aurait permis de voir les autres artistes.

Rock-en-Seine-2013.jpgRock en Seine concentre en effet 60 concerts sur 3 jours, sur 4 scènes différentes réparties dans le parc de St Cloud. Avec un show toutes les heures aux divers endroits, et souvent plusieurs en même temps, il faut sélectionner les groupes à voir. Pour mémé, pas de problème, je ne connais rien. Je suis le mouvement. Mémé met du temps à comprendre où elle se trouve: « C'est quoi ça, la scène de la Cascade ? Pourquoi cascade, y en a une, où ça ? C’est qui la fille qui chante ? Attends je sors le programme : « Patrice… » Ah ben non ça doit pas être ça, à moins qu’elle prenne des hormones… on n’est pas au bon endroit alors. Et pourquoi une scène « pression live » ? On nous fait peur avec des chanteurs déguisés en monstres ? ou sur les autres scènes on s’ennuie avec de la musique d’ascenseur ? » (Les enfants posent toujours plein de questions existentielles)
Le temps qu’on comprenne où on est et qui on écoute, les concerts sont finis… On s’installe donc tranquillement devant la « grande scène » (qui porte un nom classique, elle) pour attendre le seul concert qui nous intéresse vraiment, Nine Inch Nails...

Sur les autres dates du festival, je connais seulement Belle and Sebastian, (Fox in the snow) et uniquement quelques chansons des autres invités : Skip the use, avec Ghost,
System of a down (Lonely day),
Franz Ferdinand (Take me out), Alt-J (Breezeblocks)... (Cliquez sur les liens, même si les noms ne vous disent rien, vous connaissez sûrement).

Suite demain

09/06/2013

Pop Redemption

pop redemtion.jpgDans Pop Redemption, réalisé par Martin Le Gall, 4 amis jouent dans un groupe de black métal depuis leur adolescence : les dead makabés (sic). Comme chaque été, ils font une sorte de « tournée » des salles miteuses. Cette année, grâce à un désistement, ils sont invités au mythique Hellfest ! En route pour la gloire, ils provoquent malgré eux un accident mortel. Ils décident de se cacher sur place, au pays de la fraise, où se tient un festival pop et psychédélique… Pour les satanistes, c’est l’ambiance flower power qui va représenter le véritable enfer. Vous pouvez voir la bande annonce en lien.

pop redemption groupe.jpgCette comédie très second degré joue sans cesse sur la parodie et le décalage entre les différents univers : le black métal et la pop, mais aussi la contradiction entre les rêves d’enfance et la réalité du quotidien. Le héros s’imagine future star et sataniste, mais habite chez sa grand-mère grabataire et s’occupe d’elle tendrement… Dans la première scène, le groupe répète ses chansons, avec le leader habité par ses textes, mais est brutalement ramené au monde réel : les musiciens doivent libérer le studio, qui est en fait le cellier d’un restaurant, car l’un d’eux doit terminer son service…
Certaines scènes sont hilarantes, comme l’accident, qui a fait exploser de rire toute la salle. Le film rappelle l’esprit des Inconnus, comme leur génial clip « Vice et versa ». On voit également la patte d’Alexandre Astier, créateur de Kaamelott, co-scénariste et fan des Beatles. Le roi Arthur est ici excellent dans un rôle de flic irascible qui se veut imperturbable, mais que tout vient contrarier et qui reste dépassé. Dans sa voiture, il écoute des chansons qui évoquent Stone et Charden ou Michel Fugain…

pop redemption beatles.jpgL’idée originale de mêler des satanistes à l’univers des yé-yé me plaît beaucoup, bien évidemment. Le film fait de nombreuses références aux Beatles (la traversée d’Abbey Road, le superbe générique de fin en dessin animé qui rappelle Yellow submarine…) Des citations des fab four pontuent les différentes parties du récit.

J’aime aussi que le film fasse découvrir l’univers méconnu des métalleux. Une adolescente tente d’expliquer à sa mère la genèse du black métal et la différence entre les courants (trash, death etc…) (mémé radio nostalgie n’a toujours pas compris). A une époque, quand mémé était jeune, je connaissais quelques métalleux et gothiques. Leur look (habits de noir, cheveux longs pour les hommes etc) impressionnait les passants, mais la plupart n’était que de gentil nounours, comme le montre bien le personnage interprété par Grégory Gadebois : une sorte de viking entouré d’enfants et père au foyer.

Le film exploite aussi l’entrée dans l’âge adulte et la crise de la trentaine : les 4 personnages se sont connus adolescents et ont fait les 400 coups ensemble. 15 ans plus tard, ils se sentent « devenus responsables » et veulent arrêter la musique : l’un, propriétaire d’un restaurant, ne pense qu’à ses crédits à rembourser, l’autre veut s'occuper de ses marmots… mais le leader, incarné par Julien Doré, ne l’entend pas de cette oreille. Pour lui, le black métal, c’est toute sa vie, il croit toujours en ses rêves (devenir célèbre).
pop redemption julien-dore-.jpgEn voyant au générique Julien Doré, issu de la télé réalité (il est le gagnant de la nouvelle star de 2007), j’avais un peu peur. Le chanteur à barrette, connu pour sa version très originale de Moi Lolita, allait-il être à la hauteur ? C'est un chanteur, pas un acteur (même s'il est doublé pour le chant guttural du black métal). Je l’avais vu dans le calamiteux film de Pascal Thomas, Ensemble, nous allons vivre une très très grande histoire d’amour, et sa prestation caricaturale ne m’avait pas convaincue. Mais dans Pop rédemption, Julien Doré est vraiment une révélation. Il porte le film sur ses épaules (les autres personnages sont surtout des faire-valoir).

Ce qui m’a surtout marqué, c’est qu’il est très touchant. Le réalisateur nous expliquait en fin de séance que c’est l’acteur lui-même qui a apporté cette touche d’humanité : « mon personnage est exécrable (autoritaire, il impose son point de vue à ses camarades) les spectateurs ne pourront pas l’apprécier. » Alors Julien Doré a montré comment un homme qui croit toujours en ses rêves, qui possède une telle volonté, se retrouve subitement seul et affaibli en apprenant que ses compagnons lâchent le groupe, et que pire, ils n’ont jamais été vraiment amis. Cet homme qui paraît dur est en fait très sensible et naïf. Un des personnages explique que sa femme veut un enfant, et les autres l’interrompent : « c’est gênant ce que tu dis ». Ils se connaissent depuis 15 ans, se voient chaque semaine pour répéter leur musique, mais ne partagent rien au final …

Si le film commence très bien, il s’essouffle en cours de route, avec des invraisemblances et de grosses facilités (les musiciens improvisent de la pop comme s’ils en jouaient depuis des mois, etc). Ce qui est vraiment dommage car l’idée de départ était excellente. Mais le film laisse malgré tout un bon souvenir. L’atout principal de Pop rédemption est sa bonne humeur communicative. Un bon fell good movie.

06/01/2013

2013, année de la chansonnite

chat geluck agenda.pngJ’étais (« Encore ! » comme dit Electra) en vacances dans mon trou perdu sans Internet. Mais ce n’est pas de ma faute, mon entreprise fermait pour les fêtes. Sinon vous pensez bien que j’aurais préféré travailler.
Ouah ah ah.
Je suis tellement mieux dans mon open space avec mes grincheux qui n’aiment pas ma chansonnite, plutôt que me promener dans la campagne, me goinfrer de papillotes, et jouer en famille tout le répertoire des Beatles.
hello kitty.jpgAvec ma belle sœur, on maîtrise parfaitement le « wouhouhwhouh ! » sur Oh! darling. Je prends ma voix de crooner pour chanter Baby, it’s you sur le micro rose Hello K*tty de ma nièce, en pointant du doigt la petite qui fait les chœurs « sha lala lala lala ! ». J’attends 1 bonne minute pour me décaler avec le tambourin sur You’ve got to hide your love away, et je sais jouer au piano 3 notes et demi de Oh my love de Lennon. On est prêt pour une tournée.

Pour la nouvelle année, toujours les mêmes résolutions que je ne tiendrai pas…
- Je n’écrirai toujours pas plus régulièrement sur le blog.
- Je n’en lirai pas plus d’autres (ce qui fait que j’ai perdu la grande majorité des commentateurs, mais les meilleurs restent : les fidèles.)
- Je n’atteindrai pas l’objectif « un livre lu par semaine » (je n’ai pas mis à jour ma bibliographie depuis 2010, et j’ai déjà du mal à lire le programme télé en entier, c’est pour ça que je ne tiens plus ma chronique hebdomadaire).

- Je ne mangerai pas moins de chocolat. En plus, on m’en a offert une excellente boîte de Neuvillage (et je suis très difficile, mes collègues ont apporté pour noël des grandes marques de supermarché et se pâment devant, mais ça n’a pas de goût pour moi.) J’me suis tellement goinfrée de papillotes Révé*illon que je n’ai pas pu boire mon cacao Van Houte* au goûter. Mais comme je viens de le lire dans une des citations : « De toutes les passions, la seule vraiment respectable me parait être la gourmandise » (Guy De Maupassant.)

- Je ne pratiquerai pas plus de sport. J’en faisais souvent car je croyais préserver ma santé, mais j’ai arrêté en me rendant compte que les machines de la salle sonnaient parce que mon cœur dépassait les 210 pulsations… en marchant simplement sur le tapis de course.
Alors qu’au bureau je montais un dossier au 1er étage en passant par l’escalier (mon seul sport de la journée avec les couloirs du métro), un collègue m’a interpellée avant même de me voir. « Comment gazelle saut.jpgtu sais que c’était moi ? » «- J’ai reconnu ton pas lourd de mémé asthmatique ». Devant ma mine déconfite (m’enfin ! j’ai pourtant la grâce du gazelle gambadant dans la savane !) il a rajouté « surtout parce que tu fredonnes tout le temps en tapant le rythme sur le classeur ». Chansonnite aigue, mon bobo-là le plus grave. Si je monte lentement les escaliers, c’est tout simplement parce que je pense à des chansons trop lentes, voilà tout. Impossible de résister à l’envie de reproduire les percussions de And I love her.

- Je n’irai pas plus au cinéma. Je n’ose même pas vous révéler le nombre ridicule de films que j’ai vus en salles en 2012. En revanche j’en vois toujours autant à la télé. J’ai fait mon calcul annuel, si vous voulez deviner…

Par contre, en 2013, je verrai plus de spectacles, de pièces de théâtre et de concerts, résolution déjà bien amorcée l’année dernière. J'ai déjà pu noter 6 dates sur mon bel agenda. J’ai pris par exemple des places pour les concerts d’Alain Souchon et de William Sheller, mes deux chouchous de la chanson française. Quand j’étais petite j’écoutais en boucle les cassettes de Soussou comme je l’appelais, et je connaissais par cœur les paroles de Rame, Jamais content, Le bagad de Lann Bihoué … A 8 ans je la voyais pas comme ça la vie, pas d’attaché case quand j’étais petit. Et je n’en ai toujours pas aujourd’hui !

Voilà une résolution que je ne prendrai jamais : me guérir de ma chansonnite. Au fait, personne n'a cherché l'air que j'ai chanté le 21 décembre au boulot, avec une collègue transformée en choriste... C'était : "Pour la fin du monde, prends ta valise et va là-haut sur la montagne (de Bugarach) on t'attend !". (On a fait sensation). Autre air de circonstance que je chanterai demain, pour inciter les collègues à fêter la galette des rois (tous les prétextes sont bons pour manger et glander au boulot) : "Comme les rois mages, en Galilée, suivaient des yeux l'étoile du Berger..."

Et vous, quels sont vos bonnes résolutions pour cette année ? A votre avis, combien ai-je vu de films en 2012 ?

12/12/2012

La rubrique nécrologique de la semaine : Goldorak est mort

goldorak 1.jpgAprès le décès du Bee gees et ma chorégraphie sur Stayin’ alive au boulot…
Le décès de Frank Alamo et mon duo sur Biche ô ma biche
Le décès de J.R il y a trois semaines, qui m’a fait chanter « Dallas, ton univers impitoyaaaaaaaableuuuuuuh » (en remplaçant Dallas par le nom de l’entreprise)
Après le décès de Dave Brubeck qui m’a fait écouter Take five au travail…
Et bien d’autres encore…

J’apprends ce dimanche la mort de Daniel Gall, la voix française du héros Actarus dans Goldorak. Il a pris la route n°7. (Cliquez pour entendre sa voix).
Pour Dallas, je ne connaissais pas les détails de la chanson, je me contentais de beugler le refrain. Mes collègues devaient donc supporter la casserole sur un temps relativement court. Mais pour Goldorak, je connais les paroles par cœur, de trois chansons. En faisant des recherches, j’apprends qu’il en existe bien plus… Mes pauvres collègues ont donc eu le droit à toutes les versions pendant la pause de midi, danses disco et rock incluses. Tentez d’imaginer la scène…
 
Les employés grincheux ayant l’air de penser que j’ai 8 ans et demi (alors que j’en ai 12) je me justifie : « A la fac j’avais étudié très sérieusement ce dessin animé avec une prof hyper intello, elle nous avait donné un dossier philosophique de 40 pages auquel je n’avais rien compris ! »
Je commence par le premier générique de 1978, chanté par Enrique, en martelant le rythme sur mon bureau, comme un cheval au galop :

«  Accours, vers nous,
Prince de l’espace
Viens vite, viens
Nous aider
Viens défendre notre Terre
Elle est en danger !
L’ennemi héréditaire
Veut nous écraser
L’avenir du genre humain
Tu l’as dans tes mains !

Collègue de 50 ans : « ça vole pas très haut tes paroles ! »
«  Oui, mais tu sais qui les as écrites ? (J’ai potassé avant de venir) Pierre Delanoë (rien à voir avec le maire) qui a signé Champs Elysées pour Joe Dassin ! et aussi Le bal des Laze pour Polnareff, Nathalie pour Bécaud, Une belle histoire pour Fugain, La ballade des gens heureux pour Lenorman, Les lacs du Connemara pour Sardou… »
Là, ça leur parle tout de suite plus aux vieilles.

Delanoë a aussi écrit les paroles du générique de fin, qui ont été interdites à l’époque :
goldorak 4.jpg« Va combattre ton ennemi
Il est moins vaillant que toi
Goldorak pour notre vie
Je suis sûr que tu vaincras
Toi le prince de l’espace
Le champion de la Terre
Tu vas sauver notre race
Nous redonner la lumière… »

Censuré, Delanoë adoucit les paroles, chantées cette fois-ci par Noam :
« Il traverse tout l’univers
Aussi vite que la lumière
Qui est-il ? D’où vient-il ?
Formidable robot
Des temps nouveaux ! »

Je trouve la musique pas terrible. Delanoë reprend la mélodie d’Accours vers nous mais change les paroles en 1979, pour La légende d’Actarus :

"Là-haut, là-haut
Très loin dans l’espace
Entre la Terre et Vénus
Le ciel garde encore la trace
Du prince Actarus
Il rêvait de notre Terre
La planète bleue
Dont il voyait la lumière
A 100 000 lieues"

Puis, certainement pour contredire les attaques sur la violence du dessin animé, en 1979 on peut entendre cette version complètement kitsch et molle, assez drôle. Avec Le prince de l'espace, on a l’impression que Goldorak lance des fleurs à la place de son fulguro poing. Je danse en mimant un hippie fleurs dans les cheveux et j’entraîne des éclats de rire :

« Actarus dans ton Goldorak
Tu n’as jamais peur de rien
Quand l’armée de Vega attaque
Tu lances tes fulguropoings (…)
Pour l’amour des oiseaux des fleurs
Et pour l’amour des enfants
Tu seras vainqueur des géants et des méchants »

On continue dans le disco kitsh et rose, avec cette version de 1982, la pire selon moi,  Et l’aventure continue :
« Dans l’espace infini
Tu rejaillis à nouveau
Le plus puissant des robots

Version un peu plus punchy mais toujours aussi marrante au 3 ème degré, La Justice de Goldorak:

« Il nous apparaît géant
Quelquefois effrayant
Et même peut-être méchant !
Goldoraaaaaaaak
Mais ce n’est qu’un justicier ! »

Puis vient le temps du club Dorothée, et la version de Bernard Minet de1987. C’est celle que j’ai connue,  celle que je préfère avec Accours vers nous :

goldorak 3.jpg« Goldorak go !
Rétro laser en action !
Goldorak go, va accomplir ta mission
Dans l’infini, des galaxies
Poursuis ta lutte infernale
Du bien contre le mal !
Goldorak Go !

Bernard Minet a aussi chanté une version rock n’ roll, qui m’a permis d’esquisser de nouveaux pas de danse et de faire virevolter une collègue :
« Le plus grand des robots de l’espace
Goldorak retenez bien son nom
Le héros que nul ne surpasse
Goldorak, oui c’est son nom ! »


Et pour conclure, la chanson parodique des Fatals Picards et la vidéo Goldorak est mort, qui a fait hurler de rire les jeunes geek de la boîte (cible plus facile et judicieuse que les femmes de 50 ans, mais j’aime relever des défis).

Je viens d’apprendre le décès de Ravi Shankar, le père de Norah Jones, maître du sitar qui a donné des cours à George Harrison. Pauvres collègues, demain ils vont supporter de la musique indienne pendant leur repas.

Je prépare depuis plusieurs semaines un nouveau coup musical à faire au travail, en accord avec une actualité prochaine. J’ai trouvé deux complices pour faire les chœurs.
Petit quiz On connaît la chanson, je vous laisse deviner quelle chanson je vais chanter… (Indice : réponse la semaine prochaine)


Et vous, quelle est votre version préférée de Goldorak ? La plus kitsch ?