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05/07/2009

Youpi ! Je sais mettre de la musique !

orchestre chanson.jpgTroisième révolution technologique ! Après avoir daigner apprendre à mettre mes photos sur mon blog, puis des photos provenant du net, je mets maintenant des chansons ! Ca rigole plus !
J’inaugure aujourd’hui officiellement la nouvelle catégorie « On connaît la chanson » avec du lourd, du culte. Ca va faire mal. Vous n’avez pas fini d’en entendre chanter.

Je ne suis pas très calée en musique. Surtout en nouveautés, car mémé écoute Radio nostalgie... C’est parce que j’ai eu la chance, ou plutôt la malchance, d’avoir entendu dès la prime enfance le « meilleur groupe de tous les temps » comme tout le monde s’accorde à le classer. Forcément, quand on me fait découvrir une chanson, je dis « ouais, c’est pas mal. Mais bon, ça ne vaut pas les Beatles. »

En fait je n’ai pas besoin d’écouter de musique. Je suis une chaîne hifi à moi toute seule, au grand désespoir de mes amis. Je n’ai pas une voix de casserole, mais j’ai toujours des chansons débiles en tête. C’est parce que le quotidien me rappelle des paroles de chansons, surtout les françaises ringardes.
J’ai déjà évoqué le sujet des leitmotiv à travers le texte : on connaît la chanson. J’ai été très étonnée de constater que personne ne reconnaissait ces chansons hyper populaires, à part en cherchant sur Wikipédia... C’est quand même la honte de ne pas connaître « Les rois mages » de Sheila, ce classique de la culture qui devrait être enseigné en classe… (comment ça, non ?)
Quand il m’arrive une poisse, c'est-à-dire à peu près tout le temps pour miss bobo là, j’adore beugler une certaine chanson... Dès la première écoute sur radio nostalgie ou France bleue, ça a été le coup de foudre. (Attention, ne pas mettre à portée des oreilles délicates.)
« Le monde est gris, le monde est bleu
Et la tristesse brûle mes yeux
Mon cœur est gris, mon cœur est bleu
Je ne pourrai pas être heureux… »

Ne me remerciez pas, je sais, vous aussi vous avez trouvé votre nouvelle chanson culte grâce à moi. Vous comprenez mieux la souffrance de ma famille quand je hurle « car je n’ai pas…trouvé… quelqu’un…qui me dise…je t’AIIIIIIIIIIIIIIIME !!!! » pas à cause du texte, mais de la voix de casserole volontairement exagérée.

C’est les vacances depuis vendredi. Comme chaque année à la fin de l’école, j’ai toujours la même chanson à l’esprit. Essayez de deviner laquelle, l’auteur est cité plus haut…réponse la prochaine fois !

 

03/07/2009

Zombies au centre commercial

centre commercial zombie.jpgCe matin, énervée, je me résigne à mettre les pieds au centre commercial. Mon vilain appareil photo a fricoté avec du sable, qui lui a refilé une maladie mortelle. Il faut que je le remplace pour immortaliser les chamois la semaine prochaine à la montagne. Les bestioles m’attendent sagement en prenant la pose.

J’ai expliqué que j’exècre le bruit, la foule, la musique pourrie, l’éclairage brutal des centres commerciaux. Or ce matin, le centre est ouvert, mais il est plongé dans le noir et tous les magasins sont fermés. Panne d’électricité. On erre dans les immenses couloirs en y voyant pas à deux mètres. Le silence est total. On aperçoit trois lueurs inquiétantes au bout d’une allée : les lampes de poche du personnel de sécurité. Puis je remarque que des gens sont avachis sur les bars, sans bouger ni parler, désespérés d’attendre. Glauque, l'ambiance ?

Moi au contraire, je suis toute contente : « T’as vu ? On se croirait dans Dawn of the dead de Roméro ! Même décor que le film ! Même atmosphère ! Les gens ressemblent à des zombies ! Enregistre avec ton téléphone, on va faire un remake! Trop cool!»

Le shopping devrait toujours être comme ça.

01/07/2009

Et mes chaussettes, rouges et jaunes à ptits pois...

dorothée.jpgA la cantine de l’école, deux gamines me regardent l’air éberlué en se chuchotant à l’oreille.

Elles parlent de moi ou je suis parano ? Elles me dévisagent avec insistance et pouffent. J’aime faire rire, sauf quand je suis au travail et représente l’autorité. Finalement, les fillettes ne me dévisagent pas. A moins d’avoir la tête sur les pieds.
Je comprends. Je sermonne les filles avec un regard revolver, les lèvres pincées et la voix grave de l’adulte autoritaire : « Il y a un problème ?
Les fillettes, tremblantes de peur : - euh…non non rien…
- Alors mangez vos haricots, ils refroidissent ! »
Les enfants piquent le nez dans leur assiette et engloutissent le plat comme si c’était des frites. Pratique pour leur faire avaler des légumes.

Je ne pouvais quand même pas dire :  « Mais euh ! Vous vous moquez de mes chaussettes ! Elles sont très jolies mes chaussettes roses avec des chatons ! Je les ai achetés au rayon enfant, pointure 35-37 ! J’ai aussi les bleues et les chatons qui courent après la pelote de laine, les jaunes où ils sont avec leur maman…Elles sont très jolies mes saussettes-euh ! »

Non, je perdais mon autorité. Alors que là, avec mes chaussettes roses, j’ai gardé toute ma crédibilité.
J’ai quand même fait un petit sourire aux enfants : « Ca va, j’ai compris de quoi vous parliez… » Mais petit le sourire, petit. On n’est pas là pour rigoler.

Maintenant, j’ai une nouvelle chanson dans la tête : « Et mes chaussettes, rouges et jaunes à p’tits pois… »
Qui est la chanteuse ? Allez, c’est facile !

29/06/2009

Psychose dans la salle de sport

Rideau de douche Psychose.jpgVous savez que, tous les dimanches, je vais à la salle de sport et j’espère à chaque fois qu’elle sera vide. Hier mon vœu a été exaucé. Y a que moi pour m’enfermer dans une pièce sans fenêtre le seul jour de l’année où il fait beau.

Comme toujours, la dame de l’accueil me dit « Attendez je vérifie les heures d’ouverture » et elle cherche pendant 10 minutes le bon papier dans son fatras. Je réplique encore : « c’est pas la peine, c’est ouvert, je connais les horaires par cœur !
Dame d’accueil, sèchement : - Oui ben pas moi. Ca y est j’ai trouvé. C’est ouvert jusqu’à 18 h.
Moi : - Ah ? D’habitude c’est 17h30…
Dame d’accueil,  fièrement : - Vous voyez que vous connaissez pas les horaires !"
J’ai pas d’alzheimer que je sache, mais je n’insiste pas. Décidément j’ai le chic pour me faire apprécier par le personnel d’accueil.

Dans la salle vide, je pense : « je peux rester sur les appareils autant que je veux, c’est agréable… j’entends les enfants qui braillent dans la piscine à côté, pauvres nageurs, ils ne sont pas tranquilles eux… »
A 17h, une autre personne vient me signaler : « la salle ferme à 18h, vous avez encore une heure »
Les horaires ont donc bien changé. Cool j’ai le temps de tester toutes les machines. Je suis toujours perdue dans mes pensées : « aah, c’est bien d’être seule, c’est calme…tiens au fait, j’entends plus les nageurs ? C’est 17h30, ils libèrent sûrement la piscine en avance, pour que les sportifs aient le temps de se doucher. »
Je continue.

10 minutes plus tard, un bruit étrange vient perturber mes réflexions : « Mais, ce que j’entend au loin, c’est tout de même pas un aspirateur ? Normalement ils nettoient quand il n’y a plus personne ! Ils m’ont oublié ou qu… »
Au même moment, dans un délicat petit « schtong », toutes les lumières s’éteignent d’un coup.
Je saute du tapis en marche, me casse la gueule donc, me précipite sur la porte : impossible de l’ouvrir !
Au secours ! Ils m’ont enfermée! Je vais rester là seule dans le noir toute la nuit ! Je vais crever de faim ! (Le sport creuse un estomac sur pattes)

Je vois la femme de ménage. Elle passe l’aspirateur à 15 mètres de moi en me tournant le dos. Enfermée derrière la porte vitrée, je tape de grands coups pour attirer son attention, mais avec le bruit de l’appareil, la femme n’entend rien. Exactement comme dans un film d’horreur. La nana est poursuivie par le méchant, elle trouve enfin une issue mais la porte est fermée. L’héroïne meurt devant la foule alors que le spectateur la croyait sauvée. Ok, là, pas de serial killer, mais on sait jamais, il peut se cacher dans un casier en attendant son heure. Maintenant quoi.
La femme de ménage me remarque enfin et s’avance nonchalamment vers moi. Elle ouvre la porte le plus simplement du monde. Ah oui, si j’avais tiré la poignée au lieu de pousser …
Femme de ménage : « - Ben qu’est ce que vous faîtes là vous ? Ca ferme à 17 h30 ! »

Finalement, la prochaine fois, je préfère ne pas être seule dans la salle. Pour avoir de la compagnie, mais aussi pour, comme les naufragés des Andes, avoir quelqu’un à manger en cas d’enfermement prolongé.