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10/07/2009

La montagne, ça vous gagne

mull of Kintyre.jpgJe pars à la montagne. Elle m’a toujours fait penser à la chanson Mull of Kintyre de McCartney. C’est totalement logique, puisque cet endroit est situé au bord de la mer et qu’on entend la cornemuse dans le refrain... C’est parce que sur la pochette du 33 tours, on distinguait la montagne et pas l’eau, et à 5 ans, je ne comprenais pas l’anglais. Maintenant non plus d’ailleurs... En gros, les paroles veulent dire que c’est super beau et que Paulo voudrait crécher là toute sa vie. Comme moi avec les Alpes quoi.

Quand je me promène dans la montagne, je ne croise personne. A part un chamois et son petit. La découverte dechamois flou.jpg la faune et flore rare est un évènement exceptionnel. Je me sens « en communion avec la nature » etc… Quand j’arrive au sommet après avoir marché pendant cinq heures, je crie « I’m the queen of the world ! » A 2000 mètres d’altitude, ça en jette plus que DiCaprio sur le Titanic à 30 mètres au-dessus de la mer qui a marché trois pas pour atteindre la proue. La montagne est pour moi le symbole de l’effort, du dépassement de soi, de la grandeur, de l’intellect…

Pourtant la grande majorité des gens préfère la mer. J’y suis allée pour la première fois à 12 ans. J’imaginais la vaste étendue romantique et grandiose décrite dans les poèmes : « homme libre, toujours tu chériras la mer ! La mer est ton miroir, tu contemples ton âme… » Mouaif…j’ai pas franchement trouvé le lieu propice à la poésie et la grandeur intellectuelle.

Contrairement à la montagne où l’on a que les hiboux pour voisins, sur la plage on a juste la place de poser sa serviette entre des gamins qui braillent et un mec qui mate. On est en totale communion avec la nature…humaine. On observe des animaux très rares et raffinés: le bedonnantus à poilus, la bronzus cramus par le soleillus…

On a de gros efforts à soutenir : se retourner comme une crêpe pour brûler de l’autre côté, lire du Marc Levy…Personne ne se baigne. Les monokinis autour de moi me regardent toujours bizarrement quand j’arrive en jupe sur la plage, et au lieu de me dévêtir, je mets un pantalon et des manches longues pour ne pas cramer au soleil.
Bref, la mer, comme son altitude l’indique, c’est le niveau zéro. Alors que la montagne, ça vous gagne.

07/07/2009

Youpi, l'école est finie !

chat qui dort.jpgRéponse du quizz «on connaît la chanson ». L’air qui me vient à l’esprit depuis l’enfance à chaque début de vacances est :
« Donne moi ta main, et prend la mienne
La cloche a sonné, ça signifie
La rue est à nous, que la joie vienne
Mais oui mais oui, l’école est finie ! »

Bravo à Catherine qui a trouvé la réponse. En guise de lot, je lui chanterai Sheila de ma voix de ténor pavarotti.

Bien sûr, j’ai aussi pleins d’autres leitmotivs en tête durant l’été :

« Voilà l’été j’aperçois le soleil, les nuages filent et le ciel s’éclaircit… »

« L’été s’ra chaud, l’été s’ra chaud, dans les t-shirts, dans les maillots ! »

« Vamos a la playa , oh oh ooh… »

"Est-ce que tu viens pour les vacances ? Moi je n'ai pas changé d'adresse..." (et surtout la parodie faite par Les Nuls)

Quizz : quels sont ces chansons et leurs interprètes ?

Les grandes vacances me font aussi penser au film éponyme avec Louis de Funès.chat-qui-dort-avec-une-souris-informatique.jpg
Pitch pour les intellos : Son fils ayant raté son bac à cause de l’anglais, De Funès l’envoie étudier chez les rosbifs. Le gosse préfère partir en vacances en douce et envoie un copain couillon à sa place…
Enfant, j’adorais ce film diffusé à la télé au début de l'été. On visionnait aussi Les sous-doués, un autre de mes classiques... (Après on s’étonne que j’ai eu du mal à avoir mon bac) Ces films ultra popu symbolisaient pour moi la liberté.

J’ai trouvé la bande originale des Grandes vacances et je l’écoute quand le boulot me gonfle, ou alors en plein hiver quand il fait -10 degrés et nuit à 16 h. Imaginer les vacances d’été sous le soleil me remonte le moral.
Comme je suis vraiment super cool, je vous fait partager mon antidépresseur. Si vous n’êtes pas encore en congé, ça vous aidera peut-être à patienter. Vous en aurez aussi besoin car, en fait, 
« je suis venue vous dire que je m’en vais et vos sanglots longs n’y pourront rien changer. »

Séchez vos larmes, je pars en vacances mais vous pourrez encore me lire. Comme je suis sympa et consciencieuse, j’ai écrit 13 billets programmés d’avance. Eh oui, finalement la technologie, même pour mémé, ça a du bon.

Ce qui vous attend : des leçons hautement philosophiques données par des pros, du cacao, des chansons en yaourt, enfin une vraie critique de cinéma, une chèvre, une perro… Oui, une perro, vous saurez bientôt ce que c’est.