28.04.2009
Est-ce que vous arrivez à me lire ?
Plein de gens m'ont signalé qu'ils avaient des problèmes pour me lire avec Internet Explorer. Je vérifie, et mon blog est carrément vide depuis le 15 mars!!! Pour la moitié de mes notes, on ne peut lire que le titre !!!! Ou alors, pour "un appel d'outre tombe" c'est le texte de "on connaît la chanson " qui est lisible. Mes premières notes n'apparaissent pas, or la toute première est très importante puisqu'elle présente le blog...Les liens et les photos ne se font pas. Impossible de signaler le problème à "haut et fort", ni par la rubrique aide (inexistante chez moi) ni par "contact".
Je comprends mieux pourquoi je n'ai pas beaucoup de lecteurs. A quoi bon se casser le cul à écrire. Il faudrait que je change de plateforme, alors que je viens à peine de m'habituer à cellle-ci et suis réfractaire à toute nouveauté et technologie (voir post précédent. Si vous pouvez le lire). Ca me désespère.
15:34 Publié dans Mémé et la technologie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
26.04.2009
Youpi ! Je sais publier des photos !
Ca y est ! J’ai appris à mettre des photos sur mon blog ! Révolution !

Il faut dire que je suis totalement réfractaire aux nouvelles technologies. J’ai eu mon premier lecteur de CD en 2000. Avant, j’utilisais toujours mon vieux 33 tours. Ne rigolez pas, c’est hyper branché d’en avoir un maintenant…selon les bobos parisiens. Pour écrire mon mémoire, j’ai été contrainte d’acheter mon ordinateur en 2005. Après je ne l’ai plus allumé, jusqu’à ce que Choupinounet me force à prendre un abonnement Internet en août 2008. J’ai aussi découvert le téléphone portable en juillet 2007. Je viens de comprendre ce qu’est un MP3… (ah non, Choupinounet me signale qu’il existe des fichiers MP3 différents des baladeurs…). La liste est longue… Si vous êtes sages, un jour je vous expliquerai pourquoi j’ai le niveau technologique de ma grand-mère de 93 ans enfer-mémée dans sa maison de retraite.
Je me suis mise à « Face de bouc » aussi, pour que Papillote ait plein d’amis. Sept pour l’instant… Je suis membre de clubs indispensables comme « Chuck Norris ne porte pas de montre, il décide de l’heure qu’il est », « pour que Coyote arrive enfin à choper bip-bip et lui défonce sa gueule »…J’ai comme qui dirait l’impression que les inscrits sur « le livre de ta face » s’ennuient…
J’ai donc appris à publier des photos. J’ai d’abord mis ma photo de profil, euh de face, euh de profil (elle est lourde celle-là. Je préfère « enfer-mémée »). Je suis un chat, et même pas Papillote. C’est la chatte adorée qui m’a accompagnée de mes 7 à 20 ans. Elle est belle hein, mystérieuse, magnétique…Les gens en avaient peur car « un chat noir porte malheur » Elle ne se laissait caresser que par moi, et éventuellement ma mère qui la nourrissait. Quand j’étais enfant, j’imaginais que ses yeux jaunes me transperçaient et pouvaient lire dans mes pensées. Elle comprenait tous mes états d’âmes…J’en reparlerai un jour.
Comme j’ai les centres d’intérêts d’un enfant de 4 ans, je vous inonde de photos de gentils nanimaux. Mes chats, Papillote et Litchi. Je voulais les appeler Tartiflette et Ratatouille, mais ma famille trouvait ces noms trop ridicules. Puis le film est sorti, et mon pauvre chat n’aurait pas apprécié de porter le nom d’un rat. Déjà qu’il n’est pas bien fut’-fut’, il aurait eu un dédoublement de personnalité. Comme le cochon d’inde Chatbus, nommé ainsi en référence au chat en forme de bus dans Mon voisin Totoro. Le pauvre cobaye ne sait plus s’il doit couiner, miauler ou souffler comme dans le film. Dur. Son pote Totoro s’est aussi identifié au personnage : il est obèse. Enfin « était », il a éclaté depuis (rooh c’est méchant, mais on va dire que c’est pour masquer mon petit cœur sensible. Il faut rire de tout… Totoro est au paradis des cochons d’inde maintenant. Une minute de silence.)
Mon deuxième centre d’intérêt est : manger. Au point de photographier ce que je mange. Quand La Souris Verte me rendra mon appareil photo ( j'en avais pas besoin vu que je viens de découvrir son utilité), je vous montrerai mes oeufs de pâques.
Vous allez être servi.
16:43 Publié dans Les gentils n'animaux, Mémé et la technologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : photoblog, mon voisin totoro, ratatouille, photos de chatons, cochons d'inde, recette du foie gras poëlé, maison de retraite
25.04.2009
L'estomac sur pattes
J’adore manger, et j’adore en parler. Je parle beaucoup au cas où vous n’auriez pas remarqué, alors quand je parle de cuisine, ça peut durer des heures. Comme mes posts sont déjà interminables, je suis contrainte d’inaugurer la rubrique « estomac sur pattes ». Je peux ainsi écrire plus longuement, plus souvent sur cette question primordiale : quand est-ce qu’on mange.
Je photographie même les plats pour me délecter de leur souvenir... (Ici, noël 2006 chez les beaux-parents)

Je suis un tantinet gourmande. Je ne trompe personne. On m’appelle « la morfale » (les copains de Choupinounet), « l’estomac sur pattes » (mon frère). Même un inconnu m’a surnommé « le labrador ». C’était à une soirée d’anniversaire où j’étais collée au gâteau en attendant qu’on le découpe, pour être sûre d’en avoir une grosse part. Du coup j’en ai eu deux, j’étais toute contente.
Si je n’ai pas mal au ventre ou déboutonné mon pantalon, je considère que j’ai encore faim et que je peux encore manger.
Jeudi, j’étais avec La Souris Verte. Elle était éberluée par la quantité de chocolat liégeois dans mon gobelet et a insisté cinq fois : « T’es sûre ? Tu bois la très très grande taille ? T’es vraiment sûre ?
-Ouais, ouais, pas de problème ! »
Après avoir englouti un litre de cacao à la crème fraîche, la perspective du dîner dans deux heures me paraissait peu réjouissante.
Mais comme d’habitude, j’ai quand même préparé le repas. Il fallait bien que Choupinounet mange. De plus mon rôti de bœuf allait s’abîmer. J’étais obligée de goûter si la viande n’était pas empoisonnée. Puis Choupinounet n’allait pas manger tout seul quand même, c’est triste. Bref, je me suis retrouvée à dévorer un rôti aux patates grillées et aux haricots. Mais j’étais obligée, vous en conviendrez. Je me suis dévouée, c’était de la pure charité.
Je vous laisse, je vais me goinfrer à une soirée. En plus y’a l’ex d’un acteur célèbre, je compte la « cuisiner » pour apprendre plein de potins du chaud bises.
18:55 Publié dans L'estomac sur pattes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cuisine, chocolat liégeois, souris verte, labrador
21.04.2009
Papa a mangé les oreilles de mon lapin
Je reviens de vacances. Comme beaucoup, j’étais en famille pour Pâques. Comme beaucoup, j’ai cherché les œufs. Comme beaucoup moins, j’ai cherché les œufs avec des personnes qui ont légèrement dépassé l’âge : ma famille.Le jour de Pâques, je suis avec mes beaux-parents. Les cloches sonnent, mais…pas de chasse aux œufs ! Enfer ! Alors qu’on est quatre enfants ! De 25 ans en moyenne, mais ça compte quand même hein ?
J’envoie donc un SMS à mon frère : « ATTENDEZ-MOI pour les œufs ! ». Je reçois la réponse dans le métro bondé : « On a déjà cherché » Je crie « QUOI ?! » en me levant de mon siège, sous le regard ébahi des usagers. Sacrilège ! Horreur !
Je reçois la suite : « On a déjà cherché avec les petits aujourd’hui, avec les beaux parents hier, avec les copains des petits mercredi, avec mon beau frère la semaine dernière…. » Limite s’il n’avaient pas chassé au boulot ou avec le facteur. Le sms se termine heureusement par « on t’attend pour recommencer demain. »

Le lendemain, lundi de Pâques, je rejoins ma famille. Je suppose que des gens « normaux » auraient d’abord dit: « Il fait beau à Lyon ? Les beaux-parents vont bien ? » Etc.
Moi, je suis accueillie par, texto :
Nièce (3 ans) : « On va sasser les zoeufs !
Belle-soeur (37 ans) : Hier j’ai eu une poule en chocolat !
Frère (39 ans) : Hi hi ! Nous on a déjà chassé les œufs ! Et pas toi ! On en a trois fois plus que toi ! »
On attend dans le salon pendant que ma mère cache les chocolats dans le jardin. Comme chaque année, mon frère triche en regardant par la fenêtre. Mon neveu s’indigne. Quel exemple pour la jeunesse ! Après on s’étonne que ça triche au bac, puis sur la feuille d’impôts… de mon temps… (C’était la minute réac.)
On cherche les œufs. Au bout d’un quart d’heure de recherches infructueuses, l’excitation s’amenuise.
Frère (singeant un ancien prof) : « je soulève un problème de logique. Ce sont les cloches qui lâchent les œufs depuis le ciel n’est-ce pas ? Ils devraient donc tomber à la verticale et se poser gentiment sur le sol. Alors comment expliquez-vous que la poule en chocolat se retrouve à l’horizontale dans un trou du mur caché sous le lierre ? Ca défie la loi de la gravitation. Car selon Newton, un corps est une masse qui… »
Belle-sœur : « J’en ai un ! » Et elle décapite sa poule en croquant dedans.
Frère : « M’enfin ! Tu pourrais nous attendre ! Et puis tu pourrais manger les œufs dedans d’abord ! Sinon quel est l’intérêt d’avoir un joli chocolat ! Autant acheter une tablette !
Moi : Une poule en chocolat, ça se respecte ! »
(Je tiens à préciser que mon frère, quand il était « petit », a laissé moisir un œuf de Pâques à force de l’admirer.)
La chasse s’est achevée avec mon neveu gémissant « Papa il a mangé les oreilles de mon lapin ! » et moi qui court me cacher pour protéger mon écureuil des crocs de l’ogre.
Puis comme chaque année à minuit, ma mère interrompt le calme de la digestion : « Mais ! Il manque un poisson et un clown ! »
Et toute la famille, enfin les « grands » cherchent les chocolats manquants à la lampe électrique dans le jardin, en réveillant tout le quartier par des "aaah, c’est quoi ça ? " "-aïeuh ! T’as marché sur mon pied ! "
Dans six mois, on retrouvera encore un œuf moisi oublié sous le poirier.
On s’amuse bien chez nous.
19:47 Publié dans Oh ? y a des gens autour ! | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : famille, pâques, oeufs en chocolat, lapin, chasse aux oeufs de pâques, beaux-parents
08.04.2009
Le compas dans l'oeil (ter)
Comme « il faut surtout pas que l’œil s’infecte », je dois mettre un bandeau. Comme un pirate. Très seyant. J’appréhende la réaction des gens, mais je ne peux pas rester enfermée. Surtout que le frigo est vide. Et manger, c’est sacré, je l’ai déjà dit.
Je fais à peine trois mètres dans la rue, je croise un gamin de cinq ans avec son père. Il écarquille les yeux, horrifié, a un mouvement de recul, puis crie « aaaaaaah !!!! papaaaaaaaa !!!! » et part en courant se réfugier dans les jupes, euh, les jambes de son père. J’avoue que mon côté sadique sourit en imaginant tous ces gamins cauchemarder avec Freddy l’œil de la nuit....
Je rentre dans le supermarché. Les parents ne réagissent pas mais les enfants s’arrêtent net.
Et là j’entend leur réflexions : « elle a l’œil crevée la dame ? » « Il pend au bout d’un fil ? » « Pourquoi y a pas de sang ? »
M’enfin qu’est ce que c’est que ces gosses ? Ils sont encore plus gores que moi ! Moi qui les imaginais trembler sur mon passage…Y en a même qui rigolent !
Parce qu’en fait, se diriger avec un seul œil, c’est vachement dur. Je ne vois pas sur les côtés et n’apprécie pas les distances. Je rentre donc dans tous les rayons, en poussant des petits « aïe », « ouille », « pardon ». (Oui, parce que le mur, je peux lui faire mal aussi.). Ca va, j’ai rien renversé, mais j’ai bien fait rire les mômes.
Le problème du bandeau s’est surtout révélé le lundi au boulot, où les gamins sont beaucoup plus nombreux que dans un supermarché. Inlassablement, tous les jours pendant deux mois, ils me poseront TOUS, LES 250, LES UNS APRES LES AUTRES la même question : « Qu’est ce que vous avez madame ? » jusqu’à ce que j’en chope un pour faire une démonstration et lui mettre un plastique dans l’œil et puis…ah non, ça c’est dans mes rêves.
Deux minutes après mon arrivée dans la cour, j’ai déjà un attroupement de 50 gosses autour de moi, dont trois CP qui se mettent carrément à chialer. Du coup, pour engueuler les terreurs du préau qui d’habitude ne se laisse pas impressionner, le bandeau effrayant se montre très utile. En revanche, comme je vois mal, c’est pratique pour surveiller la récré. Je peux prouver que dire « je me place à cet endroit car j’embrasse la cour d’un seul coup d’œil » est une expression totalement fausse.
« Madame, y’a Léa elle est tombée !
- Où ? Ah, sous le préau ! Je surveille que le côté droit moi ! »
J’ai encore plein d’autres anecdotes, mais trois posts sur un œil qui finalement est guéri, ça suffit comme ça hein.
Donc voilà, tout ça pour constater qu’avoir qu’un œil, c’est le pied.
17:00 Publié dans J'ai bobo là | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : manger c'est sacré, les enfants sont formidables, cour de récré, freddy l'oeil de la nuit
04.04.2009
Le compas dans l'oeil (bis)
Fin du suspense « c’est grave docteur ?». (De toute façon, il n’y avait pas vraiment de surprise, puisque j’ai toujours raison.)
Quinze jours après, je retourne chez l’ophtalmo pour un contrôle. Elle constate que la griffure s’est presque refermée, alors elle me parle sans crainte :
« Je ne vous cache pas que j’étais très inquiète, la blessure était importante. Il ne fallait surtout pas qu’elle s’infecte ».
Tout en sachant que c’est la dernière des choses à faire, je demande quand même : « Mais ça fait quoi si mon œil s’infecte ?
- Et bien, vous pouvez le perdre. Mais là, il est presque guéri »
Oui, sympa, mais tout est dans le « presque » !
Du coup, je ne ferme pas l’œil de la nuit. (hi hi). Je rêve de mon œil coupé comme dans Un chien andalou de Bunuel (je suis gentille, je ne mettrai pas le lien sur la scène du film. Juste la photo). Je rêve aussi de Le Pen, parce qu’il a un œil de verre. Le cauchemar quoi. Impossible de ne pas songer à mon œil, puisque je dois me mettre 14 gouttes par jour à heures fixes pendant un mois et demi, c'est-à-dire presque tout le temps.
Les gens ne m’aident pas non plus, car chacun y va de son témoignage rassurant : « mon neveu, quand il était petit, il est tombé sur un cactus (aïe). Ma sœur lui a enlevé les épines à la pince à épiler ( !!!!). Eh ben l’année dernière, 20 ans après, ça s’est infecté, il avait l’iris blanc, plein de pus. On a dû lui enlever l’œil parce que l’infection pouvait atteindre le cerveau ».
J’avais envie de répliquer « T’es sûr que c’est pas toi qui a le cerveau atteint ? Ca va pas de me raconter ça ! » mais je suis restée polie, j’ai juste dit « vos propos me semblent fort importuns et indélicats ma chère » ou un truc dans ce genre, sûrement.
De quoi tourner de l’œil. (Ok, il doit exister 80 expressions avec « œil », je vais pas toutes les sortir !).
La prochaine fois, je vous raconte enfin mon expérience de pirate. J’ai quand même commencé le premier volet en parlant de mon bandeau sur l’oeil, il faut bien que je clôture avec maintenant. Je maintiens le suspense comme dans une série télé pour faire de l’audience. (troisième technique que j’ai trouvé pour appâter le lecteur. Je l’aurai un jour, je l’aurai ! )
15:20 Publié dans J'ai bobo là | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bunuel, un chien andalou, infection de l'oeil












