22/03/2010

La journée d'un estomac sur pattes

cuisine-et-dependances-.jpgComme tout estomac sur pattes qui se respecte, je ne mange pas pour vivre, je vis pour manger. Si je faisais trois repas par jour, je n’aurai plus de raison de vivre. Alors, comme les chats, je mange tout le temps, à petites doses.
J’ai toujours quelque chose à grignoter sur moi, car quand j’ai faim, je suis de très mauvaise humeur et me transforme en Hulk. Choupinounet parle encore du jour où j’ai oublié d’emmener un fruit et une papillote dans mon sac. C’était en 2003, en plein Marseille, 16h30, l’heure du goûter. Hors de question d’acheter une barre chocolatée bien grasse et sucrée : comme je mange déjà énormément, j’essaie de choisir équilibré pour ne pas finir obèse. J’ai donc hurlé pendant une heure avant de me résigner à bouffer une barre céréalière qui ne m’a même pas contentée.

8 h : je me lève. Je bois un énorme bol de l’ami du petit déjeuner, qui vient toujours au bon moment, avec son pain mais sans ses croissants. Je mange une tartine avec la confiture cuisinée par ma mère. (En ce moment, je déguste « poire du jardin-gingembre »).
10h : je commence à avoir faim. Je râle à voix haute au boulot, pour que les autres partagent mon calvaire. On se sent moins seule quand dix estomacs grondent avec le nôtre (par contre les collègues vous haïssent d’avoir révéler leur faim, hi hi)
11h : pause. Je mange une banane et une papillote.
12 h : j’ai faim. Je râle à voix haute au boulot : « J’ai faim. C’est bientôt la pause ? J’ai faim. »
13h : pause. Je sors mon tupperware et mange une salade de légumes, féculents et poisson gras (le poisson, c’est trop bon), puis un yaourt, un thé et une papillote.
15h : je commence à avoir faim. Je râle à voix haute.
16h : pause. Je mange une pomme et une papillote.
17h : j’ai faim. Je râle.
17h30 : je rentre enfin chez moi. Je me fais un énorme bol de cacao avec une tranche de pain, parfois un peu de beurre et de la confiture, plus une papillote.

Vous constatez que jusque-là, je mange équilibré. (Comment ça, non ?)
Puis Choupinounet rentre du boulot et tout se gâte…

Lui, il ne mange que le matin et à midi. (Il dit que le goûter, c’est pour les enfants !) Forcément, en rentrant à 18h30, il a faim. Il grignote les trucs les plus gras au monde : du saucisson, du beurre, du fromage et des biscuits. Il les laisse traîner sur la table. Je remarque immédiatement ces pauvres aliments abandonnés, suppliant qu'on les mange... Quand j’étais célibataire, je n’achetais aucun de ces produits. Ca vous étonne si je vous dis que je faisais 5 kilos de moins ?
Quand j’ai fini de me goinfrer, j’ai déjà largement dépassé le quota de calories de la journée (comme beaucoup de filles, je connais par cœur la valeur énergétique de chaque aliment. Malheureusement ça ne m’empêche absolument pas de m’empiffrer)

Quand j’habitais seule, dans ces cas-là, je ne dînais pas. Mais dorénavant, Choupinounet demande : « Ya quoi à manger ce soir ? »
J’ai bien essayé une ou deux fois de répondre : « j’ai fait du risotto aux champignons avec du poulet, mais je crois que tu dîneras seul, j’ai assez mangé. »
Mais quand je vois Choupinounet se bâfrer : « mmmm… scronch scronch…C’est super bon !  miam miam » bien entendu je ne résiste pas.

Demain, je vous expliquerai comment Choupinounet et le reste du monde se sont ligués contre moi pour me faire arrêter le sport.
Je suis totalement objective et de bonne foi bien entendu.
Je vous laisse, c’est l’heure du dîner.